Ce qu'on ne dit pas assez sur l'IA, l'inconfort et 1 outil stylé
Dans les backstages du mois d'Avril 2026
Hello ! ☀️
Le mois d’Avril a été rythmé par les vacances respectives de Julie & moi : on s’est fait une cure de soleil comme jamais — ça rebooste clairement pour la suite du printemps ! 😎
Dans cette édition, on va parler de l’IA qu’on apprivoise (en appliquant nos propres règles), de l’inconfort de notre vie entrepreneuriale et d’1 outil que j’ai adopté dernièrement et que je ne lâche plus ⤵️
Tout ce qu’on ne dit pas en public est dans notre newsletter backstages officielle 💌 — chaque dimanche dans ta boîte mail.
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Prompts VS projets VS skills
Au quotidien, on est plutôt team Claude chez J&J lorsqu’il s’agit de travailler avec l’IA — je le précise pour cette première partie, mais la suite de cette newsletter ne sera pas focus sur ce LLM 💡
Mon utilisation de l’IA a évolué au fil des fonctionnalités et des possibilités :
1️⃣ J’ai commencé, comme tout le monde, par utiliser des prompts. On formule une demande à notre LLM favori (Claude, ChatGPT, Gemini…) pour obtenir une réponse/un résultat utile 💬
Simple, basique.
Mais ce fonctionnement a ses limites, notamment lorsque tu réalises que tu répètes les mêmes instructions à chaque fois 👀 — session après session, l’IA oublie qui tu es, quel rôle elle devra jouer, ce que tu attends… etc.
→ Alors pour éviter l’amnésie totale entre chaque conversation, je suis passée aux projets.
2️⃣ Ce qui compte le plus aujourd’hui lorsqu’on utilise l’IA, ce ne sont plus les instructions en elles-même, mais plutôt le contexte (qui tu es vraiment, pourquoi tu as besoin de lui, dans quel cadre… et toutes les choses qui te caractérisent).
Les projets sont des “bulles de contexte” 🫧 — des espaces de travail permanents et contextualisés, dans lesquels tu peux glisser des instructions, des documents qui RESTENT dans sa mémoire entre chaque session.
Mais les projets ont leurs limites aussi, notamment lorsque tu te heurtes à leur cloisonnement.
🍉 Par exemple : dans l’un de mes projets “blog”, Claude a le contexte du blog. Mais si j’avais besoin de prendre une décision basée à la fois sur la stratégie SEO, ma logistique/mon calendrier édito ET la pertinence du sujet pour mon audience… je me retrouvais à jongler entre plusieurs projets pour un seul besoin et donc à réeexpliquer des éléments d’un projet à un autre.
→ C’est à ce moment-là que les Skills entrent en jeu !
3️⃣ Mettre en place des Skills sur Claude, c’est comme si tu rassemblais tous tes projets dans la même boîte 📦 — elle a un contexte global et connaît tous les domaines de ton activité (en tout cas tous ceux que tu voudras bien lui donner !).
4️⃣ Et enfin, on pourrait aller encore plus loin sur l’aspect “délégation totale” de tâches, qui consiste à confier à des agents IA autonomes des missions spécifiques (avec l’outil n8n notamment ou, plus récemment, Openclaw). Mais ça, c’est encore un autre sujet (et d’autres questionnements en amont 🤪) qu’on abordera peut-être sur le blog cette année.
7 limites à poser avec l’IA
En fait, parler d’IA et vanter ses mérites, pourquoi pas ! Mais je crois qu’il sera toujours nécessaire de nuancer nos propos et de rappeler les limites & les dangers ⚠️
Voici les nôtres avec Julie ⬇️
L’IA ne rédige jamais à notre place — notre voix, c’est notre contrat implicite avec toi, on ne le sous-traite pas.
On ne simule jamais une émotion ou un vécu qui n’a pas existé — si on raconte une histoire, elle a eu lieu pour de vrai.
Jamais de confiance aveugle — tout ce qu’elle produit comme fait ou chiffre est vérifié avant d’être partagé.
On évite l’IA-réflexe — on l’ouvre avec intention, pas par flemme ou par habitude. Objectif : éviter à tout prix l’appauvrissement de la pensée.
On ne lui délègue pas nos zones de génie — ce qui fait l’ADN de J&J ne passe pas entre les mains d’une IA.
On ne délègue pas les relations humaines — les messages privés sur IG ou sur Discord, les réponses aux emails : c’est nous, pas une IA.
On essaie d’être transparentes sur notre usage — sans annoter chaque phrase (”formulé à l’aide de l’IA”), mais sans entretenir l’illusion que rien n’a changé : la preuve avec cette newsletter.
S’imposer ces limites, c’est n’être ni anti ni pro IA finalement. Parce que si les avantages d’utiliser l’IA au quotidien sont nombreux, les inconvénients le sont aussi : 🍃 l’impact environnemental, 💬 la sécurité & confidentialité, la dépendance 🧠 … et j’en passe.
Je me sens inconfortable 90% du temps
Et c’est pas forcément ce que je m’étais imaginé lorsque je me suis lancée à mon compte il y a +10 ans 😆 — j’avais conscience que ce serait pas tous les jours facile, mais de là à ressentir un inconfort quasi constant, pas vraiment.
Depuis, je m’y suis habituée…
habituée à ne pas savoir si je serai toujours en train d’écrire cette newsletter dans 5, 10, 15 ans.
habituée à m’adapter, à faire des compromis, des concessions, des arrangements pour que mon activité perdure.
habituée à dealer avec l’anxiété, les doutes, les remises en question parfois inutiles, ou carrément les “allez, je ferme boutique !”
habituée à me prêter à des exercices qui ne sont pas agréables à mes yeux : comprendre un max de choses en compta, mener des réunions ou encore parler en public (horrible).
habituée à partager le web avec des humains qui ont des valeurs opposées aux miennes, avec comme seule arme ma voix et mes supports.
… ce sont des sources régulières d’inconfort, qui font partie de ma réalité entrepreneuriale.
Ce n’est pas parce que je suis heureuse de me lever chaque matin pour travailler que l’inconfort disparait. Il est présent en trame de fond, comme un acouphène.
Et si je l’accepte, c’est parce qu’il m’apporte aussi son lot de belles choses : des découvertes, des rencontres, de la progression, de la résilience, de la combativité parfois et souvent de merveilleux souvenirs et/ou anecdotes 🤗
Les 10% restants, c’est quand je dors.
Des transcriptions svp 💻
Si tu me connais un peu, tu sais que YouTube est ma télévision. Chaque jour, j’ajoute des vidéos dans ma playlist “à regarder plus tard” 🫠 — avec un peu de chance, j’aurais le temps de les regarder, mais souvent ce n’est pas le cas !
Lorsqu’il s’agit de vidéo pour apprendre/découvrir quelque chose, j’ai pris un réflexe assez naturel : récupérer la transcription et demander un résumé à Claude (en fonction de ce qui m’intéresse à l’intérieur).
Mais des outils pour récupérer la transcription d’une vidéo ça ne court pas les rues 😆 — encore moins des outils gratuits, fiables et rapides ! ⤵️
→ Si, toi aussi, tu aimes travailler avec ou sur des transcriptions au quotidien, alors essaie “Get Youtube Text” 🎵 — clique sur le bouton ci-dessous et enregistre cette page dans tes favoris : c’est gratuit et terriblement efficace !
L’inconfort, les outils, la façon dont on utilise l’IA dans son business… ce sont des sujets sur lesquels on a toutes & tous des pratiques très différentes — et c’est exactement ce qui rend la conversation intéressante 😏
Est-ce que, toi aussi, tu as posé des limites claires sur ton usage de l’IA ? Et côté outils du quotidien, t’as une pépite à partager qu’on ne connaît pas encore ?! 👀
C’est tout pour cette édition ! 🤝🏻
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Une des choses qui ont vraiment changé l’efficacité de mon contexte et de mes fichiers de contexte est la production d’un fichier d’index et la création d’un skill pour conclure toutes les sessions de coworking et de code pour moi, pour mettre à jour ce contexte. Ça permet à mon Claude de répertorier rapidement les fichiers pertinents dans n’importe quelle conversation.
Merci pour l'astuce Get YouTube Text. J'utilise Notebook LM pour ça (notamment car je peux lui donner une playlist carrément) mais je vais essayer pour comparer.