Construire un système de contenus pour toi et ton entreprise
Stratégie, organisation, recyclage et stats — tout ce qu'on a mis en place chez J&J pour être présentes sur le web chaque semaine, depuis +10 ans.
Bon, si tu nous suis depuis un moment, tu sais qu’on publie beaaaaucoup de contenus. Mais parce que “beaucoup” c’est vague, voilà ce que ça veut dire concrètement :
C’est notre présence active en ce moment. Mais, comme tu peux le voir avec les mentions “OFF”, on a aussi été sur LinkedIn et Youtube (et on pourrait même ajouter Insta et Tiktok) à d’autres périodes de notre parcours entrepreneurial 🤪 — ce sont des canaux qu’on a ouverts, exploités puis mis en veille quand ils ne correspondaient plus à nos envies ou à nos objectifs.
Par exemple :
→ on a cessé progressivement de produire du contenu sur LinkedIn à mesure que les posts publiés par les autres (et donc l’environnement global là-bas) devenaient mi-toxiques mi-blasants 😆
→ on a fini par cesser de produire des carrousels ultra chiadés sur Instagram à mesure que les performances (saccagées par la portée) dégringolaient et devenaient clairement incohérentes par rapport au temps passé à les créer ! 😮💨
Les canaux inactifs sont toujours prévus par notre système : on les réactive si on en a envie ou si c’est pertinent de les ajouter de nouveau à notre écosystème de contenus.
Alors pourquoi autant ?
Ce n’est ni pour “être et nous montrer partout” ni pour flatter notre ego, mais parce que le marketing de contenu est le seul canal d’acquisition qu’on n’a jamais remis en question depuis qu’on crée du contenu sur Internet (c’est à dire + de 10 ans désormais omg). Et pour de bonnes raisons ⤵️
Un contenu bien réalisé résiste à l’épreuve du temps : il n’est pas rare qu’un article de blog écrit avant 2020 ramène encore des lecteurs et lectrices aujourd’hui (donc durable ET passif) ! Pour cela, 2 pré-requis que je rappelle avec plaisir : → des contenus evergreen : c’est-à-dire qui ne se périment pas avec le temps (des actus, des choses temporalisées ou des réf’ qui vieillissent mal) → et optimisés pour le SEO/GEO : c’est-à-dire pensés pour être trouvés / positionnés (que ce soit par Google ou les IA), en réponse à des requêtes précises.
Un contenu (quelle que soit sa typologie : article, vidéo, podcast…) est souvent représentatif de ton ADN, de ta personnalité ou des valeurs de ton entreprise. C’est un actif qui te différencie dans un océan d’autres actifs et c’est exactement ce que l’on veut pour se faire remarquer auprès des humains qui nous ressemblent.
Si tu consommes nos contenus depuis plusieurs années, c’est probablement parce que tu te retrouves dans ce qu’on écrit, dans les valeurs qu’on véhicule et que nos personnalités sont compatibles avec la tienne 🤓
Mais surtout, en bout de chaîne, le marketing de contenu développe la confiance. Un(e) entrepreneur(e) qui publie du contenu sur des canaux d’acquisition pertinents, qui transmet de la valeur régulièrement, qui injecte une bonne dose de personnalité dans chacune de ses prises de parole et qui pousse son audience à revenir régulièrement consommer ses contenus… instaure automatiquement un climat de confiance 🤝🏻
Et je pense qu’en 2026 tout le monde le sait, confiance = ventes. Ce n’est donc pas une stratégie simple et magique : c’est jouer long terme, c’est jouer la carte de la stabilité et de la cohérence et (surtout) c’est jouer le jeu du partage.
Car, au final, créer du contenu c’est surtout partager : ce qu’on pense, ce qu’on vit, ce qu’on expérimente... Et si c’est ultra bénéfique pour les personnes qui consomment notre contenu (quel bonheur de voir que ce qu’on publie sur Internet aide d’autres humains sur cette planète !) c’est aussi très bénéfique pour nous-mêmes : plus on transmet aux autres, plus on apprend nous-mêmes ! Un flux de savoir et un cercle vertueux finalement, si c’est pas fantastique ça 😎
Si je devais récapituler, aujourd’hui, nous continuons de produire du contenu pour :
faire exister notre voix et notre entreprise sur le web. (= visibilité)
tisser des liens forts avec d’autres humains qui partagent nos valeurs. (= connexion et confiance)
partager tout ce qu’on sait, ce qu’on apprend et ce qu’on expérimente dans notre aventure entrepreneuriale. (= expertise et valeur)
et, au passage, en apprendre + sur nous-mêmes et continuer à grandir/s’épanouir. (= curiosité et apprentissage continu)
→ C’est donc un mix de stratégie, de relations humaines et de dev’ perso, rien que ça 😇
Tu construis un billboard ou une playlist ?
Je tombe régulièrement sur des profils incroyables sur le web : des contenus soignés, des prises de parole intéressantes, une vraie personnalité qui transparaît, je suis souvent sous le charme 🥰
Sauf qu’en creusant un peu les profils / les plateformes sur lesquelles je tombe… plus rien 👀
Trop d’entrepreneur(e)s qui créent du contenu construisent un billboard : ils postent avec l’espoir qu’un contenu performera, fera “le buzz” ⚡️ — ils créent, regardent leurs stats, et recommencent.
Leurs contenus sont des morceaux isolés, ne faisant jamais partie d’une playlist.
Penser ton contenu comme une suite de morceaux en cherchant à apparaître dans le “top 100” du Hit Machine de Charly et Lulu (omg je suis si âgée), c’est te passer de tous les bénéf’ d’une bonne playlist :
on a envie d’y revenir, de la sauvegarder, de la partager — pour peu que les morceaux soient de qualité.
on ne s’y ennuie jamais — il y a toujours quelque chose à écouter en fonction de son mood.
elle est thématique : on sait d’avance ce qu’on va y trouver — c’est rassurant pour notre cerveau et nous sommes intentionnel(le)s quand nous la lançons.
les morceaux s’enchaînent sans effort à fournir — c’est tout le principe de lancer une playlist.
💡C’est exactement ça qu’on veut avec notre contenu, non ? 😍
on veut que notre audience revienne sur nos contenus, qu’elle les sauvegarde, qu’elle les partage.
on veut que notre audience ne s’ennuie jamais chez nous, qu’elle ait toujours un contenu pertinent à consommer (peu importe son mood).
on veut que notre audience sache clairement ce qu’elle va trouver chez nous (en fonction de notre positionnement).
et l’expérience avec nous se prolonge de manière naturelle et smooth, sans jamais avoir à faire du push.
Savoir attirer l’attention c’est génial, mais savoir la garder sur le moyen-long terme c’est mieux 🎵 — et encore + quand t’as quelque chose à vendre.
Penser son contenu comme un écosystème dans lequel on embarque son audience pour une véritable expérience à ses côtés est, selon moi, l’effort qu’encore trop peu d’entrepreneur(e)s font.
🥂 Alors que c’est pourtant une manière si cool ET efficace…
d’ouvrir les portes de ton univers — contrairement à UN morceau, dans une playlist, tu as la place pour t’exprimer et distiller des bouts de ta personnalité un peu partout (compte IG, site web, newsletter…) et d’embarquer d’autres humains avec toi ! 🥰
de tisser des liens de confiance et une relation sur le long terme avec ton audience — avec tous les bénef’ que cela entraine ! (de belles histoires / rencontres, de nouvelles opportunités, lifetime value élevée, ventes sans pression…) ❤️
d’être efficace et résistant(e) — tu produis avec moins d’efforts car tu sais rapidement ce qu’il manque à ta playlist ou quel morceau jouer ensuite. Et, en cas de soucis, tu ne dépends plus d’un seul canal : ton business résiste aux changements. Tu ne crées jamais dans le vent : chacun de tes contenus nourrit quelque chose de plus grand que lui 💪🏻
de marquer les esprits et t’y ancrer — tu es vu(e) comme une très bonne playlist à écouter (= une référence dans ton domaine), on se souvient de l’expérience vécue chez toi (et c’est impossible à copier !) 🤝🏻
Si tu veux un succès éphémère, ces conseils ne te toucheront pas. Mais si tu veux durer, alors peut-être devrais-tu commencer à créer ta propre playlist ? 🙂
→ Dans écosystème, il y a SYSTÈME : alors commençons par le construire ensemble dans ce dossier 📁
Ce qui fait vraiment tenir le système
🌪️ Qu’est-ce qui différencie un système qui tient debout malgré les tempêtes (genre : changement d’algorithme, fatigue créative, imprévus…) et un système qui se casse la gueule comme un château de cartes ?
Savoir pour qui tu crées et pourquoi. Évidemment, c’est mieux de le savoir AVANT de commencer à créer du contenu (parce que si tu ne sais pas à qui tu t’adresses, compliqué de produire quoi que ce soit !). Mais tu peux aussi clarifier tout ça en faisant les choses : avancer sans avoir toutes les réponses est une manière d’avancer ! Et c’est ce qui compte 😋
Avoir sincèrement envie de partager. Ça, ça ne se fabrique pas ahah — c’est une envie viscérale de transmettre ce qu’on a appris, de partager des expériences/des observations… C’est exactement ce qu’il se passe chez les créateurs(trices) de contenus de longue date : ce ne sont pas les stratégies ou les outils qui les font continuer, c’est cette envie-là ! 🔥 (voire un besoin chez certains).
Sans ces deux éléments, il est facile de commencer mais très difficile de continuer pendant des mois voire des années. À l’inverse, si tu sais pour qui et pourquoi tu crées ET que t’as grave envie de t’y mettre : alors tu es probablement parti(e) pour faire ça longtemps, et avec le sourire ! 😎
Par où commencer si tu pars de zéro
Alors déjà, je vais faire redescendre la pression direct : tu n’as pas besoin de mettre tout ça en place d’un coup 🤝🏻 — le tableau que je t’ai montré en introduction, c’est le résultat d’un système en place depuis +10 ans, il ne sert à rien de te comparer à nous si tu pars de zéro !
Je t’inviterais plutôt à choisir : 1 contenu long (article de blog, épisode de podcast, vidéo YT…) et 1 contenu court (des posts sur Instagram, sur LinkedIn, sur Threads, sur TikTok, des shorts sur YT…). Et de t’en tenir à ça au départ pour construire ton système et les routines associées 📁
Quitte à enfoncer des portes ouvertes, j’en rajoute une couche : il ne sert à rien de te jeter partout, si ce n’est t’épuiser et/ou te dégoûter de la prod’ de contenus en 2 semaines 😬
Le contenu long, c’est la pièce maitresse de ton système : c’est lui qui va nourrir tout le reste. Il doit être aussi qualitatif et performant que possible 💪🏻 — c’est à dire respecter ton positionnement, avoir de la valeur et transpirer ta personnalité MAIS AUSSI respecter les codes / les règles inhérentes à ce contenu ⤵️
Par exemple, un article de blog devra être optimisé pour le SEO/GEO, un épisode de podcast devra avoir une qualité d’écoute irréprochable et une vidéo YouTube devra être montée et pensée pour retenir l’attention de bout en bout.
Si j’insiste tant sur le fait de choisir un contenu long de base, c’est certes parce que celui-ci fait figure d’autorité/de crédibilité pour les personnes qui le consomment mais AUSSI parce qu’il joue un rôle dans ta souveraineté sur le web 🏡 (= construire chez toi plutôt que de louer un espace à un proprio qui peut changer les règles du bail du jour au lendemain).
Autrement dit, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, encore moins celui de quelqu’un d’autre ! 😆
On ne diabolise pas les réseaux sociaux : ils sont utiles comme vitrine, comme panneaux de signalisation qui guident les humains jusqu’à chez toi. Mais ils restent des plateformes que tu ne contrôles pas ⚠️ — un changement d’algo, un compte suspendu, une plateforme qui perd en popularité… et tout ce que tu avais construit là-bas peut disparaitre en quelques jours.
Publier des contenus longs qui continuent de travailler pour toi bien après leur publication : c’est ça reprendre la main sur ce que tu construis — en te protégeant, en stoppant la dépendance aux plateformes et en capitalisant sur des actifs organiques et durables 🤝🏻
Et c’est justement tes contenus longs qui vont venir nourrir tout le reste de ton système — à commencer par tes contenus courts.
Le contenu court, c’est tout ce que tu vas pouvoir extraire de ton contenu long (une idée, un conseil, une anecdote, une citation, un chiffre, une question, un angle...) Généralement, 1 contenu court = 1 idée piochée dans ton contenu long — on appelle ça le recyclage de contenus, on en reparlera un peu plus loin 😋.
Mais c’est aussi le format idéal pour partager une pensée du moment, une réaction à chaud, un retour d’expérience en temps réel, un tips spécifique, un constat précis… — ce que ton contenu long ne peut pas toujours accueillir ou ce qui n’a tout simplement pas besoin d’être approfondi. En bref, c’est condensé / précis / droit au but.
🗓️ Et pour orchestrer tout ça : un calendrier éditorial bien sûr 🎵 — même minimaliste, même dans un vulgaire Google Doc ! L’idée, c’est d’avoir un endroit où poser et rassembler tes idées, suivre ce qui est en cours, publié, recyclé, etc.
Sans calendrier, tout ça reste dans ta tête et au-delà du fait que ce n’est pas tenable sur le long terme : ton cerveau n’a pas besoin de ça, crois-moi 😂
On se met au travail ?! 😇
📁 Détails du dossier
Mais on publie quoi au juste ? et à quel endroit ?
Construire ton calendrier édito en respectant ton rythme (et une copie de notre propre calendrier édito à dupliquer chez toi).
Comment recycler un contenu long en plusieurs contenus courts sans effort.
L’organisation & la gestion du temps autour de cette production de contenu (entre prod’, batching et missions stratégiques).
Ce qu’on regarde vraiment lorsqu’il s’agit des statistiques.
🎵 La suite de ce dossier est réservée aux abonnés.




