Mon guide pour mieux consommer et produire sur le web
car au-delà d'une habitude, c'est surtout une responsabilité
Depuis que je publie du contenu sur Substack, je remarque que je partage une valeur commune avec celles & ceux qui y sont aussi : la volonté de rendre le web meilleur, en y publiant de meilleurs contenus 💻
Et selon moi : tu ne peux pas publier de bons contenus sur le web si tu y consommes de la merde 💩 — alors aujourd’hui, je te propose un petit guide pour mieux consommer sur le web ⤵️
💡 Choisir ses sources intentionnellement
Partons de la phrase de James Clear : “Almost every thought you have is downstream from what you consume” 💬 Traduction grossière : presque tout ce que tu crées découle de quelque chose que tu as consommé.
Et si c’est vrai (et je crois que c’est vrai 😬) alors la question à se poser, c’est : qui choisit ce que tu consommes ?!
→ Depuis plusieurs années, il faut être honnête : nous ne choisissons plus vraiment ce que nous consommons, notamment sur les réseaux 🌎 — c’est l’algo qui choisit pour nous, à chaque fois. Nous subissons un flux pensé par quelqu’un d’autre pour maximiser le temps passé sur la plateforme (et non pas pour nourrir notre créativité ou nous faire réellement progresser/grandir).
Mais le problème c’est pas forcément les réseaux sociaux, c’est surtout la passivité à laquelle nous sommes confrontés : c’est un algo qui choisit pour nous → on ne consomme pas, on subit.
Choisir ses sources, c’est donc reprendre la main sur ce qui rentre dans ta sphère 🤓 — personnellement, je nourris une liste de références, de créateurs, de sources de contenus que j’ai moi-même choisis.
🤝🏻 Crée-toi une liste de newsletters, de blogs, de chaînes YouTube, de podcasts (…) que tu adoreras consulter. Ni plus ni moins que des voix que tu as décidé d’écouter parce qu’elles t’élèvent !
⚡️ Avoir une intention avant de consommer
Il faut être lucide : sans intention claire, on est en mode “open bar” 👀 — tout nous semble important/urgent à consommer.
Quand on subit ce qu’on consomme, on zappe une étape primordiale : se demander pourquoi on le fait — est-ce qu’on cherche à apprendre quelque chose ? à se divertir ? à nourrir sa créativité ?
💬 “Qu’est-ce que j’ai envie de comprendre/creuser aujourd’hui ?”
On ne cherche pas à être ultra-précis(e), on veut juste une direction ! Une curiosité en cours, quelque chose qui nous trotte dans la tête, un sujet sur lequel on veut avancer…
→ La curiosité active agit comme un filtre naturel : par exemple, quand tu consommes du contenu avec une vraie intention d’apprendre, tu n’as pas besoin de te battre contre le contenu divertissant = il ne t’attire plus (en tout cas à l’instant T !).
Quand tu as une intention claire en tête, tout le reste devient du bruit. Et ce n’est pas tant de la discipline, c’est juste un état d’esprit différent ☺️
La curiosité active a également le super-pouvoir de créer une distance avec le contenu que tu croises ⤵️
Quand tu n’as pas d’intention claire, tu vas avoir tendance à te jeter sur n’importe quel contenu, sans prendre de recul : “ohlala je suis à la ramasse sur l’IA, je vais suivre cette vidéo à la lettre pour me mettre à jour” 🤯
Alors qu’avec l’intention claire “je vais me documenter sur l’IA”, tu te dis plutôt : “ok, intéressante cette vidéo, voyons ce qu’un(e) autre dit à ce sujet” 🧠 — tu multiplies les perspectives avant de te forger une opinion (et de prendre des décisions).
S’autoriser à flâner 🍃
Peu d’entrepreneur(e)s s’autorisent à flâner sur le web. Et pourtant : flâner sur Internet, c’est du travail 🤓
(relis cette phrase encore une fois si tu penses que simplement consommer du contenu ce n’est pas travailler)
Je sais que, pour beaucoup d’entre nous, chaque minute doit être productive, rentabilisée et justifiée. Qu’une session de veille qui ne produit rien, c’est du temps perdu.
Et pourtant, les meilleures idées ne sortent pas d’une session de brainstorming (et je sais que tu le sais !) — elles naissent dans des “entre-deux”, dans le “tiens, c’est quoi ce concept ?”, dans la découverte d’un blog stylé, chez un créateur dans un autre secteur d’activité que le nôtre… 💜
J’ai appris que ça portait un nom savant : la sérendipité active (pas sexy du tout 😂). Tu ne cherches rien de précis, mais tu es en ÉVEIL ! Et c’est très différent du scroll passif. Tu vas suivre ta curiosité, tomber sur des choses que tu n’aurais jamais pensé chercher, découvrir des concepts venus d’un univers hors de ta sphère habituelle…
… et faire des croisements inattendus qui font que, 3 semaines plus tard, tu écriras une newsletter (ou tout autre type de contenu hein) que personne d’autre n’aurait pu écrire !
🤝🏻 Je te donne donc l’autorisation explicite aujourd’hui : FLÂNE SUR LE WEB 🙏🏻 — ce n’est pas de la procrastination déguisée, ta curiosité nourrit ton cerveau et ton inconscient fait un tri naturel en tâche de fond.
📦 Sauvegarde ce qui résonne
Au fil des jours, tu consommes des dizaines de contenus (intentionnellement ou en flânant, peu importe). Parmi ceux-ci, il y a forcément des choses qui vont te faire ressentir des émotions + que d’autres 👀
Excitation, colère, empathie, surprise, tendresse, alignement… ✨
Et parfois, ce sont des contenus qui te donnent envie de dire quelque chose à ton tour sur un ou plusieurs sujets 💬 — genre “je ne suis pas tout à fait d’accord là-dessus, il faut que je verbalise ce que MOI je pense”.
Mais la plupart des gens ne font rien. Ils ont un avis sur le contenu, il se le disent dans leur tête, et passent à autre chose = 3 jours plus tard, il n’y a plus de trace de ces émotions et des réflexions associées.
C’est extrêmement dommage.
Alors que deux gestes simples suffisent.
(j’ai l’impression de parler de gestes de premiers secours ahah)
Sauvegarder et noter 📝
Un endroit où tu mets le lien du contenu qui a déclenché chez toi une ou plusieurs émotions, une note personnelle (pas nécessairement un résumé du contenu, plutôt ta réaction à TOI), et l’idée que ça fait émerger 💭 le truc que ça t’a donné envie de dire, même si ce n’est que 2 lignes.
🧠 Nous sommes ce que nous consommons
Le parallèle avec la nourriture est super facile : si je consomme uniquement des féculents, alors je vais développer des carences et ma santé va être impactée 🍝 — c’est la même chose avec les contenus web.
Ce qu’on ingère nourrit ce qu’on est et ce qu’on crée.
Mais plus important encore : ce qu’on crée nourrit le cerveau de quelqu’un d’autre 💡 — si je crée de la merde, je contribue à un web de merde.
→ Je crois que créer du contenu sur le web est une aussi responsabilité.
Je ne veux pas te rajouter une pression supplémentaire, mais simplement t’inciter à faire partie de celles & ceux qui nourrissent un réseau plutôt que de faire partie de celles & ceux qui l’encombrent.
En publiant des contenus qui ont de la valeur, du sens, de la profondeur. Et (surtout) qui transmettent quelque chose à d’autres humains, peu importe ton secteur d’activité ou ta mission 🎵
C’est ce pour quoi on milite avec Julie depuis des années : un web plus propre, plus utile, plus humain.
Et je crois que ça commence par ce qu’on choisit de consommer 🙂
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