Personne n’en parle (alors qu’on le vit tous) ✊🏻
L’envers du décor, sans paillettes ni culpabilité
J’avais envie de te parler de ces “trucs” (😂) qu’on vit TOUTES & TOUS en tant qu’entrepreneur(e)s, mais qu’on ose rarement dire à voix haute – voire qu’on culpabilise de vivre ou de ressentir.
Parce qu’entre les posts Instagram à base de quotidiens qui vendent du rêve, les discours à la sauce “quand on veut, on peut” et les contenus 100% success stories… 😮💨 on peut vite se sentir seul(e) face à nos galères et tout ce qui compose la réalité de nos quotidiens.
Alors, avec notre vibe habituelle du 0 bullshit : je voulais poser des mots sur certaines réalités entrepreneuriales qu’il est, à mon sens, grand temps de normaliser !
🪩 Au-delà d’un besoin de réalisme sans filtres ni paillettes, mon but avec cette newsletter est surtout de te rassurer et te rappeler si nécessaire que non, tu n’es pas nul(le) / en retard / pas légitime / perdu(e) / pas à ta place (raye la mention inutile ahah) si tu traverses ça 🙏🏻
L’inconfort comme 2ème maison
Posons tout de suite une évidence (qu’on a pourtant tendance à oublier avec le temps) : il faut bien commencer quelque part.
Et ce “quelque part”, eh ben c’est généralement : 0 certitude, 0 tune, 0 client, 0 audience, 0 réseau, 0 légitimité ressentie 🥳 😂
Eh oui, il est bon de rappeler que même les entrepreneur(e)s que tu admires aujourd’hui ont commencé exactement comme toi (dans la majorité des cas = à partir de rien) et qu’en réalité cet inconfort ne disparaît jamais vraiment, même après des années.
⚡️ L’inconfort, je le vois un peu comme une “zone libre” dans laquelle on va et on vient tout au long de notre parcours entrepreneurial et au fil de nos pas en avant.
Parce que dès qu’on lance quelque chose de nouveau – nouveau projet/service/produit, nouvelle idée, nouvelle collab’ etc – on repasse directement dans cette zone d’inconfort où l’excitation cohabite avec une tripotée de doutes.
Mes premières offres en freelance étaient bancales, mon premier pitch en networking était une catastrophe de gênance (🤡), et quand j’ai rejoint Julia dans l’infopreneuriat, j’ai recommencé de 0 : nouveaux codes, nouveaux apprentissages, nouveaux moments cringes...
🤌🏻 MAIS quoi de plus normal que de douter / galérer / tâtonner / foirer quand on fait quelque chose pour la 1ère fois, qu’on met un pied dans l’inconnu ?!
Et même après +10 ans d’expérience, on continue de tester, de se planter, d’ajuster etc…
Il n’y a qu’en faisant les choses qu’on apprend 👀 — je le répète souvent, mais ça fait jamais de mal : il n’y a que ceux qui ne font RIEN qui n’ont ni fails à leur actif ni problèmes dans leur vie !
C’est en se plantant qu’on avance. Avec des retours du terrain de la vraie vie qu’on s’améliore et qu’on passe de l’inconfort au confort - jusqu’au prochain challenge 🔂 🤭
Les tempêtes émotionnelles comme colocataires
L’entrepreneuriat, c’est… émotionnellement intense 😅
🌩️ Des jours où tu pètes un câble parce que rien n’avance ou rien ne va tout court – le genre de moment où tu vas penser intérieurement “mais qu’est-ce que je fous là ? / pourquoi je m’inflige ça en fait ???”.
🌩️ Des moments où tu te sens tellement fatigué(e) que ton cerveau se met en erreur 404, tu ne vois plus QUE les problèmes ou tu ne sais plus dissocier ce qui est important de ce qui ne l’est pas.
🌩️ Des phases de grande solitude, celle que tu ressens parce que tu tiens seul(e) les rênes de ton entreprise, parce que tu dois sans cesse prendre des décisions ET les assumer, parce que tu manques de soutien - parfois précisément là où tu devrais naturellement en recevoir (p’tit coucou furtif à nos familles respectives avec Julia 👋🏻)
🌩️ Des périodes où t’as juste envie de tout plaquer et de retourner bosser pour quelqu’un d’autre, de prendre un job alimentaire et/ou mécanique (= qui n’existe pas en dehors de tes horaires de travail) ou encore de partir élever des chèvres dans le Larzac .
Mais pétard… si pleurer ou craquer était un signe de faiblesse alors, crois-moi, il y aurait une majorité d’entrepreneurs lamentables sur cette planète ! 🙃
❤️ En réalité c’est :
Avant tout le signe qu’on y met tout notre cœur, qu’on se donne à fond et que notre entreprise compte vraiment pour nous.
La vie normale… parce que quelqu’un qui ne pleure jamais / qui n’en a jamais plein le c** / qui est toujours au top – entrepreneur(e) ou pas – ça n’existe pas.
100% cohérent si on conscientise juste 2 minutes le nombre de responsabilités qu’on porte sur nos petites épaules.
🧸 Ma meilleure reco dans ces moments-là : ne surtout pas se retenir de pleurer un bon coup, appeler un(e) pote entrepreneur(e) qui comprend, prendre le temps de décompresser / faire complètement autre chose.
Parfois ça déborde et y’a rien de plus normal ET salvateur que d’extérioriser ses émotions et ressentis. C’est le meilleur moyen de retrouver sa lucidité et sa force ensuite ! 🤝🏻
L’incertitude comme normalité
Si on regarde les choses avec recul et honnêteté : une bonne partie du temps, nous les entrepreneur(e)s, on navigue à vue 👀
On prend des décisions sans être sûr(e)s qu’elles soient bonnes. On improvise plus de fois qu’on ne peut les compter. Souvent, on ne “sait pas” mais on essaye et on voit ce qui se passe.
🗺️ Je crois que c’est la définition même de l’entrepreneuriat. Y’a pas de manuel, pas de GPS, pas de chemin tout tracé ou de recette miracle qui garantit que si tu fais A puis B puis C, tu auras forcément des résultats (contrairement à ce que certains irréductibles gourous essaient encore et toujours de faire croire 💣).
Donc oui, l’incertitude et l’insécurité font 100% partie de notre vie entrepreneuriale – à tous les niveaux :
Les finances — on sait jamais vraiment ce que l’avenir nous réserve (rentrées comme sorties d’argent)
Les choix stratégiques — est-ce que ce tunnel est 100% adapté à mon audience ?
La créativité — est-ce que cette idée va plaire ou faire un flop ?
Les relations — est-ce que ce client va rester ? partir ? me recommander ?
Mais ce qu’on doit surtout pas occulter, c’est qu’on n’a de toute façon aucun contrôle sur la majorité de ces variables 🫷🏻
On peut faire de notre mieux, mettre toutes les chances de notre côté, travailler comme des dingues… et parfois ça marche pas. Ou ça marche autrement que prévu. Ou ça marche pile comme on voulait mais 6 mois plus tard que ce qu’on avait imaginé 😆
Freestyle-vie ? Un peu ahah.
🌪️ Et c’est aussi ce qui nous amène à changer de direction / d’avis / de priorités, à pivoter, à abandonner des idées ou projets en cours… pas parce qu’on manque de sérieux ou de cohérence, mais parce qu’on sait être à l’écoute de nous-même, aux changements de nos envies / besoins & co, mais aussi s’adapter aux évolutions du marché et des réalités sur lesquelles nous n’avons pas le contrôle.
Julia & moi collectons de nombreux rebonds / changements de cap ou d’avis / pivots & co dans notre aventure entrepreneuriale (et ça continuera très certainement d’être le cas).
Et on reste convaincues que tout ça est – encore une fois – normaaaal. L’entrepreneuriat, c’est un chemin d’expérimentation ET de liberté 💫 qui fait que nos quotidiens sont riches et très stimulants !
La résilience comme VRAI super-pouvoir
💛 Si tu traverses l’une (ou plusieurs) de ces situations, rappelle-toi que tu n’es pas seul(e) !
On est des milliers à vivre la même chose. Et ça ne fait pas pour autant de nous des imposteur(e)s ou des entrepreneur(e)s défaillant(e)s ou raté(e)s (toujours plus 😂)
Ça fait juste de nous des humains qui construisent de belles choses à partir de rien et qui ne passent pas une journée sans vivre des émotions particulières, sans apprendre quelque chose de nouveau et sans façonner leur lendemain de leurs propres mains…
Parce que, malgré les réalités d’ordre chaotique que je viens de lister, je pense aussi qu’on fait partie des humains les plus créatifs et les plus résilients.
🔥 Donc plutôt que de culpabiliser, on pourrait célébrer notre capacité :
à oser créer à partir de 0, se lancer dans des sphères inconnues et avoir l’inconfort comme 2ème maison
à garder confiance en nos idées (même quand personne d’autre n’y croit) et en notre intuition (même quand on n’a pas toutes les données)
à improviser, s’adapter, trouver des solutions là où il n’y en avait pas, enfoncer des portes (même celles qui semblent fermées à double tour)
à transformer des difficultés en opportunités, continuer d’avancer malgré le flou & les incertitudes et à rebondir (même quand ça foire) ! 👊🏻
… littéralement des super-pouvoirs qui DOIVENT nous procurer de la fierté ! 😍
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Merci pour cet article ! Honnête, rassurant et plein de good vibes malgré tout 🤍
Le dessous des cartes de l'entrepreneur.e. Ce qu'on devrait nous dire et ce avec quoi mes clients arrivent souvent, sans même s'autoriser à se le dire.
Parce que, quand même : "T'as de la chance d'être ton propre patron.", "Tu vis de ta passion.", "T'as du temps pour toi."
Alors oui... mais non.
Ce n'est pas de la chance, c'est un travail de chaque instant.
Non, on ne vit pas toujours de sa passion, malheureusement.
Non, on n'a pas forcément plus de temps pour soi. Parfois même moins.